Une étude de PB Consulting Group confirme que la maîtrise du climat social reste une préoccupation majeure pour les directions des ressources humaines, celles-ci activant différents dispositifs de mesure avant d’engager des actions concrètes pour le préserver et l’améliorer.

Pour 82,6 % des 150 experts RH sondés par PB Consulting Group dans une centaine d’entreprises, la mesure du climat social constitue une priorité, sa détérioration ayant un impact négatif sur la performance sociale et économique de l’entreprise. En essayant de l’évaluer, Ies DRH poursuivent plusieurs objectifs : améliorer la connaissance des opinions de leurs salariés, faire progresser l’engagement des collaborateurs, identifier des axes d’amélioration de la relation managers / salariés et des pistes d’action pour diminuer l’absentéisme.

Des baromètres sociaux

L’étude montre également qu’en fonction des objectifs poursuivis, les entreprises activent des dispositifs différents. 43 % ont mis en place des baromètres sociaux pour anticiper ou limiter les risques psychosociaux, améliorer la connaissance des collaborateurs ou adapter la communication interne de l’entreprise… 21 % ont choisi de pratiquer des entretiens à 360°, essentiellement pour améliorer la connaissance des collaborateurs, détecter les besoins en formation ou coaching, et adapter et personnaliser la politique de GPEC de l’entreprise. Le contrôle de gestion sociale (21 %) et l’audit social (15 %) sont, eux, activés en priorité pour adapter les outils RH, minimiser les risques psychosociaux ou identifier les actions à mettre en œuvre pour améliorer les indicateurs sociaux suivis.
Management, communication et accompagnement
Le choix de la méthode a d’ailleurs un impact sur les actions engagées. Chez les sondés qui ont privilégié le baromètre social, 31 % ont instauré des actions visant à obtenir une plus grande implication du management dans les travaux de groupe. 23 % ont augmenté leurs activités de communication interne et 19 % ont organisé des événements destinés à souder les équipes. Du côté des entreprises qui ont opté pour le feedback 360°, 33 % ont mis en place de l’accompagnement ou du coaching et 28 % ont organisé des séminaires d’équipe. Après un contrôle de gestion sociale, 31 % des sondés ont décidé d’adapter leur politique RH de formation ainsi que leurs outils RH comme la gestion de la paie ou la GPEC.

Un impact positif

Pour 83 % des sondés, ces actions de maîtrise du climat social ont eu un impact positif. Si l’on affine l’analyse, elles ont permis d’améliorer les relations entre le salariés et les managers et l’ambiance de travail (66 %), la compréhension des besoins des salariés (61 %) et les relations avec les partenaires sociaux (39 %). Arrivent ensuite des bénéfices comme l’amélioration de la productivité individuelle (33 %), des indicateurs d’intégration et de mobilité et la baisse de la compétitivité (28 %). L’étude montre enfin que ces bénéfices ne se détectent pas immédiatement puisque seulement 14 % des sondés les ont perçus dans les trois mois ayant suivi leur mise en œuvre. 24 % les ayant ressentis entre trois et six mois, 38 % entre six mois et un an, et 14 % plus d’un an après. Un constat partagé par Pierre-Marie Argouarc’h, DRH de la Française des Jeux, qui signale que « la mise en place d’un baromètre sur une période d’un an et demi nous a permis de mesurer une hausse de 15 points du taux de satisfaction sur nos outils RH. »

Lu sur FocusRH.com : http://www.focusrh.com/protection-sociale/stress-travail/a-la-une/climat-social-toujours-une-priorite.html