Les Editions Tissot se sont intéressées à la vision des Français sur la fidélité aux entreprises. Le sondage a été réalisé auprès de 1062 salariés.
Pour un salarié sur deux (48 %), la fidélité à l’entreprise n’a plus de sens aujourd’hui, et 51 % des salariés, du privé comme du public, seraient prêt à changer d’entreprise.
Ce qui pousse à être infidèle, c’est d’abord une proposition d’un meilleur salaire (53 %) ou d’une évolution de carrière pour 35 % des salariés.
Pour le sociologue Ronan Chastellier, la fidélité est une vertu « conditionnelle ». Plus personne n’est insensible à une augmentation, l’argent étant le « déclencheur » dans le contexte économique. On est fidèle « jusqu’à combien ? », « Contre quoi ? ». Il y a peut-être un minimum social de fidélité.
C’est un déclic à la suite d’une rencontre qui pousse un salarié sur trois à l’infidélité. Faire les « bonnes rencontres », « saisir les bonnes occasions » n’est pas perçu comme de l’infidélité proprement dite, mais une sorte d’« opportunisme positif ». Par ailleurs, 30 % des salariés sont infidèles par envie de changement, par lassitude.
Changer de supérieur hiérarchique est un motif d’infidélité pour 12 % des salariés pour qui la fidélité « absolue » n’est pas envers un organisme mais plutôt un homme / une femme.
La mauvaise réputation de son entreprise est un motif faible d’infidélité (8 %). Ce n’est pas pour cela qu’on part.
Qu’est ce qui fait qu’un salarié reste en poste ? En premier lieu, la proximité géographique avec le lieu de travail, raison invoquée par 39 % des sondés. Puis la stabilité de l’entreprise (32%), les relations avec les collègues (31%) et la rémunération (30%).

Voir les résultats de l’enquête complète : Tissot

Source : Focus RH