Glassdoor propose aux collaborateurs et chercheurs d’emploi de noter les entreprises :

ambiance au travail, perspectives d’évolution, rémunération…. La réputation des employeurs est en jeu sur ce site aux moyens importants qui veut dominer l’emploi en ligne.

Evaluées par les candidats à l’embauche et leurs propres salariés anonymes, les entreprises obtiennent en moyenne la note de 3,3 / 5.  Ce site Internet d’offres d’emploi revendiquait dès son lancement dans l’Hexagone de répertorier 3.000 entreprises locales dont, par exemple, Danone, Orange, Sanofi ou Airbus. Ces organisations mettent en jeu leur réputation d’employeur en espérant briller sur un site dont l’objectif avoué est de devenir numéro un de la recherche d’emploi en France et ailleurs. Crée en Californie en 2008, Glassdoor se donne les moyens de ses ambitions mondiales et a levé, début janvier, 70 millions de dollars, notamment auprès du fond d’investissement de Google. Le site s’est lancé en France en octobre dernier.

Traditionnellement, c’est l’employeur qui juge le candidat. Glassdoor renverse le jeu, surfant sur la vague de la notation à tout va, à la manière du fonctionnement d’Airbnb, TripAdvisor ou Uber.  « Les collaborateurs peuvent évaluer la culture d’entreprise, l’ambiance au travail, les perspectives d’évolution, la rémunération, le management et les choix stratégiques de l’entreprise », explique Jean-Christophe Anna, fondateur de #rmstouch et spécialiste du recrutement mobile et social. Dans les petites structures, le site veille à garantir l’anonymat des personnes mentionnées dans les avis.  « Pour le candidat, c’est la possibilité de connaître l’entreprise de l’intérieur », poursuit-il. Auprès des recruteurs, Glassdoor se vante de protéger l’entreprise du turn-over : les candidats embauchés via le site seraient plus fidèles que les autres car mieux préparés à ce qui les attend.

Ce modèle n’est pas totalement inconnu en France. Le site meilleures-entreprises.com revendique déjà la notation de 4.000 entreprises par 200.000 utilisateurs. « Mais avec les moyens qui sont les siens, Glassdoor est le bulldozer américain qui va, sans doute, s’imposer sur le marché », prévient Jean-Christophe Anna.

Pour certaines déjà habituées à positionner leur salarié sur les réseaux sociaux en tant qu’ambassadeur de leur marque employeur, les entreprises doivent aller un peu plus loin pour suivre les exigences de ces sites de notation. Une transparence effrayante ? Jean-Christophe Anna préfère parler “d’authenticité”.
Dans cette logique, il se prend à imaginer les recruteurs publiant sur leur propre site carrière les avis déposés à leur propos sur Glassdoor.

Source : http://business.lesechos.fr/directions-numeriques/0204154284990-glassdoor-le-bulletin-de-notes-des-entreprises-107964.php?ikcmPh5w34B4AGeA.99

Par Florian Debes